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Fermeture des magasins Gamma à Bruxelles : un coup dur pour les amateurs de bricolage

Fermeture des magasins Gamma à Bruxelles : un coup dur pour les amateurs de bricolage

Cet été, deux adresses Gamma ont baissé le rideau à Bruxelles. Anderlecht et Uccle ne comptent plus ce magasin de bricolage. La maison mère Intergamma, basée aux Pays-Bas, a confirmé l’information. Une décision motivée par des raisons économiques, pas par une baisse de passion chez les clients.

La disparition d’un repère pour les amateurs de bricolage

Pour beaucoup de Bruxellois, Gamma représentait bien plus qu’une enseigne. C’était l’endroit où demander conseil, comparer les vis, toucher les échantillons de bois. Ces repères physiques créent du lien. Leur fermeture laisse un vide difficile à combler.

Une cliente habituée d’Uccle raconte: « J’achetais tout ici. Aujourd’hui, je dois faire vingt kilomètres pour retrouver la même qualité d’accueil. » Ce témoignage illustre la perte réelle pour les habitants. Les magasins de proximité ne se remplacent pas par un clic.

Des raisons économiques qui interrogent le commerce local

Le porte-parole Frank van Rutten parle d’optimisation du portefeuille. Une formule prudente pour dire que la rentabilité manquait. Les fermetures sont présentées comme indépendantes, mais elles disent quelque chose du marché bruxellois.

En cinq ans, Gamma est passé de 83 à 77 magasins en Belgique. Six enseignes ont fermé, dont une seule en Flandre. La Wallonie conserve sept points de vente. L’objectif de 100 magasins, annoncé il y a trois ans, ne figure plus au tableau.

Le nombre de magasins Gamma en Belgique

Quelles conséquences pour le personnel et les clients ?

Les salariés d’Anderlecht et d’Uccle ont reçu une mauvaise nouvelle qui bouscule leur quotidien. Les clients, eux, se sentent abandonnés, surtout quand un projet de rénovation est déjà dans les cartons.

  • 😔 Une mobilité réduite pour les personnes âgées, privées de leur point de chute habituel.
  • 🚚 Des livraisons de matériaux plus coûteuses et moins pratiques pour les particuliers.
  • 🏪 Un affaiblissement visible des zones commerciales en périphérie de Bruxelles.

Ces trois points expliquent pourquoi la fermeture des magasins Gamma touche au-delà du simple acte d’achat. Le bricolage est une affaire de lieux, de proximité, d’échanges humains. La perte rapide de ces repères modifie les habitudes.

Bruxelles, un marché difficile pour les grandes surfaces spécialisées

Le foncier coûte cher en ville, les parkings manquent. Les grands formats peinent à trouver leur place. À côté de ça, les habitudes évoluent vers des projets plus légers, des locations d’outils, des achats en ligne. Gamma doit s’adapter en permanence, avec des moyens comptés.

Certains magasins réinventent leur offre, d’autres reculent. La fermeture bruxelloise s’explique par cette pression immobilière et une concurrence féroce. Les amateurs de bricolage se tournent donc vers des enseignes plus compactes ou des ateliers de quartier.

Vers une reconquête urbaine du bricolage ?

Intergamma n’a pas dit adieu à la Belgique. Les arbitrages d’emplacements visent, explique-t-on, des formats mieux adaptés. Une nouvelle évolution est possible, plus urbaine, plus resserrée. En attendant, l’impact se fait sentir très concrètement.

Les Bruxellois inventent déjà des alternatives : coopératives d’outils, plateformes de troc de matériaux, petits commerces indépendants. La créativité locale répond à la perte des grands lieux. Et si cette fermeture offrait une chance aux acteurs de proximité ? Le commerce bruxellois se réinvente, pile dans l’air du temps.

Gamma ferme à Bruxelles, et maintenant ?

Est-ce que les magasins Gamma d'Anderlecht et d'Uccle rouvriront un jour ?

Intergamma parle d'optimiser ses emplacements, pas d'un retour en arrière à court terme. Les deux adresses bruxelloises sont fermées pour de bon.

Y a-t-il encore des Gamma en Belgique ?

Oui, la Wallonie compte sept magasins et une partie de la Flandre aussi. Mais le total est passé de 83 à 77 en cinq ans.

Que faire si mon projet de rénovation demande des matériaux lourds ?

Il reste des livraisons en ligne, mais les prix montent et les délais aussi. Les coopératives d'outils et les dépôts de matériaux locaux sont une alternative.

La fermeture concerne-t-elle aussi le personnel ?

Les salariés des deux magasins reçoivent une mauvaise nouvelle, sans plan de reclassement annoncé pour l'instant.

D'accord, pas d'accord ? Débattons en dessous

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